Lot et la captive

" Oh ! si mon seigneur était devant le prophète… car il l’aurait guéri de sa lèpre ! "(2 Rois 5:3) Comme nous sommes émerveillés par l’influence puissante que cette jeune fille a eu sur un grand homme comme Naaman, qui n’avait aucun scrupule à répéter ses paroles au roi (v. 4) comme si elles étaient une vérité confirmée.

Notre admiration pour cette jeune fille augmente lorsque nous comparons son influence à l’influence négative que Lot a eu sur ses gendres, car il était comme un farceur à leurs yeux. La jeune fille réussit à apporter des bénédictions à Naaman, non seulement en le guérissant de sa lèpre, mais aussi en le faisant confesser et en le faisant croire au Dieu d’Israël, et je le dis avec tout le regret et la douleur, Lot a fait venir une malédiction sur sa maison :

1- La psyché de la jeune fille n’a pas été affectée par les circonstances qui l’entouraient : elle n’éprouvait aucun sentiment d’amertume envers Naaman qui l’avait privée de sa famille, mais elle sympathisait plutôt avec son épreuve et lui souhaitait la guérison. Quant à Lot, il n’a pas été affecté par les circonstances qui l’entouraient, car malgré sa captivité, après qu’Abraham l’ait sauvé, nous le voyons revenir vivre à nouveau à Sodome !

2- Elle avait des motifs de faire du bien aux autres : Elle ne supportait pas de voir les signes de tristesse sur le visage de Naaman alors qu'il souffrait de cette maladie odieuse, et elle prit l'initiative de lui offrir ses conseils, alors que Lot n'était motivé que par le devoir et la nécessité, et bien que nous voyions Lot insister pour que les anges passent la nuit avec lui, nous sommes étonnés de ce qu'il leur offrit en guise d'invité : "du pain sans levain", qui ne convenait pas à son statut et à sa richesse" (Gen. 18:6-8).

3- Elle avait une ferme croyance dans la capacité du prophète : Bien qu'elle n'ait jamais vu le prophète guérir quelqu'un de la lèpre auparavant, elle avait confiance en sa capacité. Lot a également parlé de quelque chose qu'il n'avait jamais vu auparavant (v. 14). Si le monde entier a été détruit par un déluge un jour, mais qu'aucune ville n'avait jamais été brûlée par le feu, ses actions ont révélé qu'il n'était pas certain de ce qu'il disait, et la preuve en est son hésitation à fuir une ville dont il avait dit qu'elle serait brûlée par le feu !

Écrit par: Atef Ibrahim